L'Abbaye royale de Saint-Riquier



625

ANNÉE DE FONDATION

5

HECTARES DE DOMAINE

100

MILLIERS DE VISITEURS





Saint-Riquier, renaissance d'une Abbaye


Un documentaire réalisé par France 3 pour le magazine "Pourquoi chercher plus loin" : Saint-Riquier, renaissance d'une Abbaye.

Propriété du Conseil départemental de la Somme depuis 1972, l'Abbaye royale de Saint-Riquier accueille aujourd’hui un centre culturel dédié aux spectacles vivants, avec une programmation riche, diversifiée et de qualité.







Histoire


Elle est fondée par le futur saint Riquier en 625, sur une source, objet d’un culte païen très ancien. L’abbaye devient royale en 632 par la protection que lui accorde Dagobert 1er. C’est Charlemagne en personne qui confia à son gendre, Angilbert, la construction d’une nouvelle et vaste abbaye avec les matériaux les plus nobles, forgeant ainsi un modèle d'architecture religieuse pour les constructions ecclésiastiques de l’Occident. Grâce à une bibliothèque devenue, au fil des siècles, l’une des plus importantes d’Europe, et à un scriptorium actif notamment dans la création et la diffusion de la minuscule caroline, l’abbaye joue un rôle considérable dans la conservation et la transmission des savoirs jusqu’à la fin du XIIème siècle. Joyau de l'architecture gothique, l’Abbaye a connu de nombreuses destructions dûes aux incendies et aux pillages mais reste aujourd'hui l'un des plus beaux édifices de France, notamment grâce aux travaux réalisés par Charles d'Aligre, au XVIIème siècle. L'Abbaye royale est aujourd'hui un centre culturel départemental dédié aux spectacles vivants : théâtre, danse, musique... Depuis plus de trente ans, les murs de l'abbatiale résonnent, chaque été, aux harmonies des musiciens venant se produire au Festival de Saint-Riquier - Baie de Somme pour le plus grand plaisir des mélomanes.



L’abbatiale


L’abbatiale de Saint-Riquier est un exemple unique de l’évolution de l’architecture gothique, présentant des éléments appartenant au gothique primitif, classique et flamboyant. La façade de l’abbatiale date du début du XVIème siècle et a la particularité d’être dominée par une unique tour centrale qui s’élève à 50 mètres, sans fenêtres, permettant un déploiement de statues enchâssées dans un réseau dense d’arcatures et de lignes. Le tympan central, représentant l’arbre de Jessé, est couronné par une statuaire représentant la Trinité, deux abbés et les apôtres. Il est surplombé par des représentations du couronnement de la Vierge, de Saint Michel, d’Adam et Eve, des prophètes Moïse et Elie. Depuis le XXème siècle, de multiples travaux sont entrepris pour restaurer des éléments des différentes faces, notamment les contreforts et les parements intérieurs. La façade occidentale fut intégralement restaurée en reconstituant certains éléments de statues détruits et faisant apparaître de nombreux éléments polychromiques. L'abbatiale, propriété de la ville, est devenue église paroissiale à la Révolution française. Elle et 28 de ses 59 statues sont classées monument historique par Prosper Mérimée dès le premier arrêté de 1840.



L'abbaye


Au XIXème siècle, les plus grands auteurs, dont Victor Hugo, ont admiré notamment les deux statues impressionnantes qui ornent les piliers de la nef et qui rappellent l’étape importante que fut l’Abbaye royale de Saint-Riquier sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Les ailes de l'abbaye, de style XVII-XVIIIe siècle, abritent non seulement un théâtre dédié aux spectacles vivants mais également des salles d'exposition et de séminaire.



Les bâtiments du XIXe siècle


Les « petites écoles » installées dans le parc, dans le prolongement de l’aile Est, furent construites au XIXème siècle pour abriter les salles de classes d’un petit séminaire. Deux granges picardes du début du XIXème siècle, provenant d’Omécourt dans l’Oise, ont été remontées dans le parc de l’Abbaye au cours des années quatre-vingt, en respectant les matériaux et les techniques traditionnelles.



Le logis abbatial


Le logis abbatial est l’un des témoignages les plus authentiques de l’Abbaye mauriste du XVIIème siècle. Construit à l’époque de Charles d’Aligre, il fut acheté à la Révolution par le prêtre de la paroisse et utilisé ensuite par le petit séminaire. Il resta quasiment intact jusqu’à l’occupation militaire allemande.



Le parc et les jardins


Au détour d’une promenade, on peut y admirer les granges picardes, les « petites écoles » et le mur d’enceinte formant un jardin arboré carré presque fermé. Sur environ 3 hectares sont plantés 300 arbres fruitiers : pommiers, poiriers, cerisiers, pêchés, pruniers mais aussi châtaigniers, noyers et noisetiers, ainsi qu’une centaine d’arbres d’ornement. Le parc et les granges abritent également des œuvres d’art, notamment à l’occasion des expositions d’art contemporain ou à titre durable.