Gilbert Lefeuvre - L'aventure du geste

Affiche l aventure du geste72dpiL’écriture est un moyen de communication qui dévoile un texte d’idées établies par des techniques de création et qui deviennent le témoin d’une manipulation graphique dans la représentation d’une œuvre.

Ainsi, définir les rapports visuels liés au pouvoir d’évocation des moyens abstraits, me mènent naturellement à organiser des jeux de construction dans une programmation de rythmes très variés.

Planifié comme une partition musicale, le pinceau navigue sur la toile aux rythmes de mouvements métronomiques choisis par l’artiste.

En effet, l’utilisation du métronome dans la réalisation de l’œuvre détermine la notion de temps qui passe, du largo à l’allegretto en passant par l’andante ou l’adagio, les règles étant établies par cette théorie musicale aux supports mathématiques. Ce langage d’images affirme avec force la structure, le mouvement, la couleur.

Une multitude de signes, de lettres parfois figuratives ou abstraites s’organisent de manière spontanée. Elles mettent en œuvre l’organisation d’un vocabulaire où la réflexion propose une errance artistique totalement libre et autonome. La couleur cherche alors une relation par là même, à s’unir à la même cause. Cette fusion présente alors toute une série de motifs graphiques issue de comportements gestuels.

Biographie

LefeuvreMon éducation artistique commence à l’âge de neuf ans en fin d’année 1954 sur la volonté de mes parents. Débuts extrêmement difficiles : mon opposition totale, mon refus à ces apprentissages et à ces obligations imposées n’ont pas résisté à une autorité paternelle : un moment très mal vécu.

Enfant, le congé scolaire du jeudi était bien occupé par les cours de musique qui m’étaient dispensés à la mairie de Creil. A cette époque, mes parents tenaient un hôtel restaurant à Précy-sur-Oise, et chaque semaine, mon père me conduisait à mes cours de solfège et d’accordéon. Ami de la famille Verchuren, c’est André Verchuren qui choisit mon instrument : un « Maugien frères ». Puis, arrive le temps de la retraite pour mes parents. Départ pour Amiens, et c’est à « l’Orchestrina » que je prenais mes cours d’accordéon avec Gaston Lemonier.

Au début des années soixante, c’est au conservatoire que je continue les cours de musique. Je m’inscris dans la classe de trompette de Bisely puis dans celle de Jacques Quezin en guitare. Parallèlement je suis les cours à l’école des Beaux-arts en céramique, modèle vivant, publicité, Histoire, gravure…Les deux institutions étant installées dans le même bâtiment, j’occupe chaque soir de la semaine entre la musique et les Arts.

Les années passent et voici le temps de choisir mon orientation. Après le conservatoire et les Beaux-arts, c’est à Paris que je pars étudier la musicologie et les arts-plastiques aux Universités Saint Charles, Vincennes et Paris IV Sorbonne. C’est la période de la réconciliation, l’intérêt et la satisfaction des disciplines étudiées qui m’ont conduit à obtenir le Capes de musique et un Doctorat en Art et Musicologie quelques années plus tard.

La richesse de mes rencontres dans différents domaines m’ont permis d’acquérir une large ouverture d’esprit et d’orienter mes choix vers des itinéraires innovants. Blas Sanchez, Maurice André, Colette Renard, Raymond Legrand, Denise Glazer, Léon Lamotte, Marcel Bussy, Jean Carton ou encore mon ami Frédéric Billiet ont contribué par leurs conseils à approfondir ma création et ma recherche artistique.

Aujourd’hui, comme à chaque étape de ma vie, est venu le temps de la remise en question, des bilans pour regarder vers d’autres horizons et entreprendre de nouvelles recherches.

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